LA VILLE AU CORPS
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LA VILLE AU CORPS

La Ville au Corps est un évènement qui s’est déroulé en avril 2016. Prenant place au Carreau du Temple à Paris, ce festival d’art vidéo d’un nouveau genre a consacré quatre jours aux mille visages de la ville à travers projections, rencontres, bal(s), et vidéos d’artistes en consultation. J’en ai réalisé la scénographie.
La Ville au corps is a video-festival taking place in Le Carreau du Temple in Paris in 2016. It’s a three day festival tending to explore alternative ways to watch video art. I created the scenography in collaboration with the art curators.

Il a été confié à Jeanne Brun, directrice du Fonds Municipal d’Art Contemporain (FMAC), et à Jessica Castex, commissaire au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, le soin de développer une réflexion sur la représentation artistique de la ville, qui donne lieu en avril à cette première manifestation.

La programmation, déroulée sur quatre jours et constituée d’une quarantaine de vidéos, dont une partie provient de la collection du FMAC, développe trois axes, qui rendent compte des cycles d’existence des villes, du chaos à la renaissance. Commençant par une fin, sur les ruines instantanées de la cité, elle infiltre les zones troubles de la menace, du malaise et de l’indétermination entre forces destructrices et constructives. Tchernobyl, Fukushima ou Detroit sont des figures de cette Babel moderne, et témoignent du tremblement des métropoles contemporaines.
Dans ce mouvement des villes, il y a cependant davantage que l’accident : il y a le travail des lignes de forces, des respirations, des invisibles mouvements de terrain que tisse la présence, individuelle ou collective, de l’humain dans son environnement. A l’image des song lines des aborigènes, qui donnent corps au territoire par la marche et le chant, certaines approches au cœur de nos villes – déplacements, dérives, luttes pour l’espace – donnent à penser notre co-existence, et notre responsabilité vis-à-vis de ce territoire.
“Là où est le danger, croît aussi ce qui sauve” (Hölderlin). Corps organique, la ville est aussi capable de régénération : la ville pharmakon génère sa propre thérapeutique. La cité reste un lieu saturé d’imaginaires, de mythes, de récits, lieu de cristallisation et de renouvellement des utopies. La ville qui vient est en puissance dans ce terreau : son actualisation, au sens philosophique, dépend de notre capacité d’imagination, d’anticipation et de création.

L’accès aux projections et aux discussions dans l’auditorium du Carreau du Temple sera libre. En complément, le public sera invité à visionner les vidéos dans un format de consultation, dans des espaces dédiés situés dans la Halle.

 

 

Date

2 March 2016

Category

Scenography